On croit que « utiliser l’IA au travail », c’est demander à ChatGPT-et-consorts d’écrire tes mails à ta place et aller boire un café. Résultat : des mails qui sonnent comme des mails. Personne n’est dupe. Surtout pas toi, trois semaines plus tard, quand tu relis ça.

Mon setup est plus simple, et plus strict. L’IA fait le sale boulot. Je garde la voix.

Rédaction : brouillon, pas publication

Pour un article, je lui donne le plan, le ton, ce que je ne veux pas. Elle me sort une ossature. Je réécris presque tout. Ça me fait gagner le moment le plus pénible : la page blanche. Ça ne me fait pas gagner la signature. Si la phrase pourrait être sortie par n’importe quelle agence, je la casse.

Les titres, en revanche, je les teste. Dix versions, je pioche, je tords. Là, la machine est bonne. Elle n’a pas d’ego sur une punchline.

Mails et admin, enfin supportables

Résumer un fil de 27 messages. Transformer un pavé en trois puces. Proposer une réponse, que je raccourcis de moitié. C’est ça, la productivité. Pas « écrire à ma place ». Nettoyer le bruit.

Pour l’organisation, je m’en sers comme d’une assistante un peu trop zélée : « sorte-moi une to-do à partir de ces notes ». Ensuite je barre la moitié. Parce qu’une to-do de 19 lignes, ce n’est plus une to-do, c’est une anxiété mise en page.

Ce que je refuse de déléguer

L’avis. Le « je pense que ». Les exemples concrets de ma semaine. L’humour un peu à côté. Dès que ça devient générique, ça sort. L’IA n’a pas passé la journée en crop top à râler sur un site lent. Moi si. C’est ça que tu viens lire, pas un condensé de blog 2023.

La règle des 40 %

Si l’outil m’a fait 40 % du chemin, nickel. Les 60 % restants, c’est mon nom dessus. En dessous de 40 %, je perds mon temps à relancer. Au-dessus de 80 %, je publie la voix de personne. Le bon setup, ce n’est pas le plus d’outils. C’est le curseur que tu assumes.

Iced coffee, casquette, clavier. Le reste, c’est de la méthode. Pas de la magie.